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Les météorologues avaient annoncé un temps variable sur les Ardennes, ils ne s’étaient pas trompés… L’alternance d’averses, parfois violentes, et de périodes ensoleillées, a compliqué sérieusement la tâche des concurrents engagés dans les 12 heures de Spa 2011 qui entreront à coup sûr dans les annales tant l’indécision est restée totale jusqu’au drapeau à damier. Battue sur le fil l’an dernier, la Volvo S60 Silhouette a cette fois émergé de haute lutte.
A moins de 40 minutes de l’arrivée, l’écart entre les deux leaders est inférieur à… une seconde ! En tête, Vincent Radermecker (Volvo) se sait suivi par Frédéric Bouvy (Renault) bien décidé à décrocher la victoire absolue. Preuve de la détermination du clan Delahaye, Fred a été chargé du dernier relais qui va pourtant l’entraîner au-delà du temps de conduite maximum par pilote : « Comme notre avance sur les troisièmes dépasse les 6 tours ce qui nous maintient hors de leur portée en cas de pénalité après l’arrivée, nous avons tenté un coup de poker en lançant Fred pour tenter de pousser les meneurs à la faute », explique-t-on dans le stand Renault. A bord de la S60, « Rader » fait appel à toute son expérience pour conserver l’avantage : « Contrairement à Frédéric, je n’avais encore assuré aucun relais durant la nuit sur cette piste très piégeuse ; il m’a donc fallu trois tours pour prendre mes marques. Difficultés supplémentaires : un phare était tombé en panne et quand la dernière safety car s’est effacée, à trois quarts d’heure de l’arrivée, j’ouvrais la route et n’avais donc aucun repère. J’étais la cible idéale pour un fameux chasseur qui me gardait en point de mire… »
Au fil des tours, l’écart varie et il faut attendre le dernier quart d’heure pour voir la Volvo prendre définitivement ses distances : « Dans les dépassements, je sautais sur tout ce qui bougeait ! Je ne me posais plus de questions… et je n’avais pas le temps de repenser à la finale de 2010 quand la victoire s’était envolée en vue du but. Cette fois, tout s’est bien terminé alors qu’à deux reprises, la neutralisation des débats avait réduit à quasi rien la petite avance que nous avions forgée. La course a été superbe jusqu’au bout et j’ai le sentiment qu’avec Eric, Nico et l’ensemble du team, nous avons vraiment fait du bon boulot. »
Finalement battu de 16 secondes (+ 5 tours de pénalité pour avoir piloté la Mégane durant 6h07, soit 7 minutes au-delà du temps réglementaire), le champion en titre se consolait en constatant qu’avec son ailier Christian Kelders, il réalise une bonne opération au championnat. Ayant franchi en tête le cap des 3es et 6es heures, chaque fois d’un souffle devant l’équipage Volvo, les deux hommes – auxquels on ne manquera pas d’associer leur ailier Geoffroy Horion, auteur d’un retour tonitruant sur la scène des BTCS – ont en effet inscrit des points précieux et peuvent envisager avec confiance la suite de la saison.
Le podium était complété par le trio Stéveny-de Radiguès-Lefort dont la performance mérite également tous les éloges : « Un incident a priori bénin nous a coûté cher : un des vérins hydrauliques permettant de lever la voiture lors des arrêts a cédé en début de course, ce qui a contraint les mécanos à utiliser un cric à chaque changement de pneus ; et dieu sait s’ils ont été nombreux durant ce tour d’horloge rendu très délicat par la météo variable. Ajoutez-y une petite fuite d’essence, la médaille de bronze a donc tout lieu de nous satisfaire. »
Trois Silhouettes de trois marques différentes aux premières places : voilà qui en dit long sur l’équilibre des forces en présence. On trouve au 4e rang une deuxième Renault, pilotée par Richard-Viron-Bordet, tandis que l’Audi A4 de Maillet-Dubois-De Keijser s’offre un magnifique top 6 au terme d’une chevauchée rappelant d’excellents souvenirs aux fans de la marque aux quatre anneaux. Deux échelons plus bas apparaît la Renault confiée à Lémeret-Mondron-Schroyen, éliminée de la course à la victoire par un accrochage avec… sa sœur pilotée alors par Laurent Richard. Un instant d’inattention durant une neutralisation a suffi pour provoquer cet incident qui a privé la Mégane jaune d’un excellent résultat.
Reste les deux Jaguar dont l’une seulement, celle de Franchi-Vannerum, a franchi la ligne malgré plusieurs soucis mécaniques. Quant à la belle XF, elle a quitté brutalement la scène après trois quarts d’heure de ronde lors d’un accrochage à haute vitesse dans le premier Blanchimont avec une Renault. Si Jérôme Thiry s’en sortait indemne – malgré quelques solides courbatures… –, Pieter Verpoort le pilote de la Clio devait être évacué par hélicoptère vers le CHU de Liège d’où les nouvelles étaient toutefois rassurantes (il souffre de côtes cassées, a mal au dos et à la tête, et ne se souvient plus des circonstances de l’accident).
Classement final : 1. Radermecker-van de Poele-Verdonck (Volvo S60 Silhouette), 238 tours ; 2. Bouvy-Kelders-Horion (Renault Mégane) à 16.409 (+ 5 tours de pénalité) ; 3. Stéveny-de Radiguès-Lefort (KIA Pro_Ceed) à 6 tours ; 4. Richard-Viron-Bordet (Renault Mégane) à 8 tours ; 5. Qvick-Vanbellingen-Maes (BMW M3) à 10 tours, 1ers en classe T3 ; 6. Maillet-Dubois-De Keijser (Audi A4 Silhouette) à 15 tours ; 7. Léonard-Lamy (SEAT Leon Supercopa) à 17 tours, 1ers en T3S ; 8. Lémeret-Mondron-Schroyen (Renault Mégane) à 18 tours ; 9. Van de Poele-Vandenabeele-Nelissen Grade (Touring Cup), 1ers en S2 ; 10. Albert-Nale-Auger-Antunes (SEAT Leon Supercopa) à 19 tours ; 11. Courrier-Wittman-Hébert-Martin (SEAT Leon Supercopa) à 20 tours ; 12. Adriaenssens-Kerckhove-Nye (SEAT eon Supercopa) ; 13. Sluys-De Vocht-Van Loo (BMW 120d), 1ers en T3D ; 14. Chaillet-Vannerom-De Latre-Van Bellingen (SEAT Leon Supercopa) à 22 tours ; 15. Barbary-Cambier-Denis (SEAT Leon Supercopa) ; 16. Lequeux-Ueberecken-Mélotte (Touring Cup) à 23 tours ; 17. De Graef-De Meijer-Van Kelst (SEAT Leon Supercopa) à 24 tours ; 18. Outzen-Holmgaard-Klosterman-Dalouiso (BMW M3) à 25 tours ; 19. Vannerum-Franchi (Jaguar X-Type Silhouette) à 30 tours ; 20. Beuler-Deblauwe-Brugmans (Renault Clio) à 31 tours, 1ers en T2 ; 21. Jordens-Weyens-Ouassimi (Honda Civic) à 33 tours ; 22. Briody-Prewitt-Lassally-Euser (BMW 120d) à 37 tours ; 23. Desbruères-Desbruères-de Sordi (Renault Mégane) à 38 tours ; 24. Arbaud-Bignalet-Orgeval-Du Passage (Touring Cup) à 40 tours ; 25. Buffet-Buffet-Buffet (BMW 132i) à 43 tours ; 26. Rose-Leemhuis (Holden Commodore) à 44 tours, 1ers en T4 ; 27. Gosselin-Smits-Choque (VW Scirocco) à 48 tours ; 28. Bailey-Stubber-Booker (Renault Clio) à 52 tours ; 29. Daerden-Katsers-André (Honda Civic) à 56 tours ; 30. Fievez-Gagneux-Lenisa (Gomez GC10) à 63 tours ; 31. Schmit-Jones-Schmit-Bailly (BMW M3) à 66 tours ; 32. Jeuris-Van Uytsel-Pilette (SEAT Leon Supercopa) à 70 tours ; 33. Benjamin-Dupont-Plennevaux (SEAT Leon Supercopa) à 73 tours ; 34. Kissel-Deloor-Comparot (Renault Clio) à 75 tours ; 35. Duez-Rosoux-Piron (SEAT Leon WTCC) à 94 tours.
Tour le plus rapide : 2.28.729 pour Bouvy-Kelders-Horion (Renault) dans le tour 114.
Championnat (officieux) : 1. Bouvy-Kelders 101 points ; 2. Stéveny-de Radigues 92 ; 3. Radermecker-van de Poele 77 ; 4. Lémeret-Mondron 67,5; 5. Qvick-Vanbellingen 63,5; 6. Richard-Viron 60; 7. Lefort 52; 8. Wauters-Latinne 39; 9. A. van de Poele 37,5; 10. Lequeux-Ueberecken 24,5; etc.
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Victoire de la Volvo S60 de Solution F aux 12 heures de SPA








